2 semaines

17:25

( Reprise des billets d'humeurs spontanés sur le blog, Instagram avait pris le relais durant ma grossesse, il était temps de revenir par ici)



2 semaines.

2 semaines que j'ai repris le travail à 80%. 2 semaines seulement, 2 semaines déjà!

Comme je l'ai appréhendée cette reprise. Pendant près de 2 mois je me suis couchée chaque soir en me disant "Mais comment je vais faire?". Je m'inquiétais tellement. Comment arriverai-je à tout faire avant de partir au travail : me laver, m'habiller, me maquiller vite fait, déjeuner, lever Léon, l'habiller, le changer, lui donner à manger, le mettre dans le cosy, l'emmener à la crèche... j'avais beau me faire le scénario 10x dans ma tête impossible que ça fonctionne.

Et puis finalement, comme tout le monde, et surtout quand on n'a pas le choix, ça fonctionne. Je ne me lève même pas plus tôt qu’auparavant. Par contre je ne traîne plus 25 min dans le lit avant de me décider à me lever ça c'est sûr. Il m'est arrivé de glisser 2 tranches de pain dans le sac pour déjeuner au travail mais ce n'est pas la majorité du temps. C'est un peu la course mais c'est jouable. Mon chéri m'aide quand il est là, le dernier qui part emmène Léon à la crèche et le 1er qui rentre va le chercher.

Travail.
On reprend vite ses repères, son rythme au travail. J'aime ce que je fais alors j'y suis retournée avec plaisir. Bon, on retrouve aussi les réunions bien lourdingues avec des collègues à qui on aimerait bien hurler de se DETENDRE un peu mais sinon c'est plutôt agréable de retrouver son bureau, ses collègues, son travail et... ses pauses midi. Comment vous dire. Vous savez 1h de pause juste pour vous pendant laquelle vous pouvez manger chaud à votre rythme, aller aux toilettes sans laisser la porte ouverte "au cas où", lire, faire du yoga dans le bureau, ou même aller faire 2-3 courses en ville. C'est assez jouissif très honnêtement. 

Et puis je fais également un autre constat : je suis bien moins fatiguée quand je rentre à la maison que lorsque je m'occupais de Léon à temps plein. Physiquement parlant j'ai beaucoup moins mal au dos, aux bras, j'ai plus d'énergie.

Léon.
Ah mon Léon. Comme j'ai pu pleurer durant l'adaptation à la crèche. Des flots de larmes. C'est terrible de laisser son bébé. Je ne sais pas si on est prête un jour. J'ai eu la chance de pouvoir rester auprès de lui 5 mois. Entre ses 5 semaines d'avance et les congés que j'avais accumulés j'ai pu gagner 2 mois et demi auprès de lui. Et malgré tout c'est un véritable déchirement. Je le disais à mon chéri, j'avais mal physiquement. L'impression qu'on me déchirait le ventre. Heureusement, l'équipe de la crèche a été vraiment soutenante, comprenant mes larmes, insistant pour que j'appelle pour prendre des nouvelles de Léon, me permettant de rester en début de séance ou de revenir plus tôt.
Léon s'est très bien adapté. C'est un petit sourire sur pattes. 

Par contre je n'arrive pas encore à me débarrasser de ce sentiment de culpabilité. Je ressens sa fatigue, j'aimerais qu'il dorme dans le calme, le savoir réveillé par d'autres enfants m'attriste. Je sais que c'est le lot de la collectivité mais j'ai l'impression qu'il ne devrait pas à son âge avoir à dormir moins que ce dont il a besoin sous prétexte que maman et papa doivent partir travailler. Et dire que j'étais censée le laisser à 10 semaines. C'est une telle violence pour les mères comme pour les bébés, c'est juste insupportable.

Trouver l'équilibre.
Ce sera mon objectif pour ce prochain mois. J'ai la chance d'avoir pu reprendre à 80%. Le mardi est un trésor. Un jour rien qu'à nous. Je me rends aussi compte aussi que je profite au maximum des temps de fin de journée. Du moment où je rentre du travail au moment où Léon va au lit je suis toute à lui. Avant, cette période de la journée était plus difficile. J'étais fatiguée de ma journée non stop depuis le matin, Léon commençait à être vraiment fatigué lui aussi, je regardais l'heure en rêvant à 10 min rien que pour moi pour me poser. A présent, je suis disponible totalement et je trouve que l'heure passe à toute vitesse !

Pour l'instant ce rythme ne me fatigue pas plus particulièrement puisque j'ai même l'impression d'avoir récupérer des forces. Il faut par contre que je réussisse doucement à diminuer mon sentiment de culpabilité vis à vis de Léon. Il va à la crèche 3 jours et demi par semaine ce qui est déjà une chance en soi mais sa fatigue m'obsède un peu (beaucoup). J'apprendrais.

S'il y a bien une chose que la maternité m'aura fait comprendre c'est qu'on est en apprentissage continu jusqu'à la fin des temps! Alors, on essaie d'être plus tolérante vis à vis de soi même, on se dit qu'on s'en sort pas trop mal et que notre loulou a même l'air plutôt heureux dans son genre.

Et moi? Moi qui était tellement effrayée à l'idée de devenir maman et de ne pas aimer ça ( parce qu'une fois qu'on y est on peut difficilement revenir en arrière voyez) je me suis transformée en louve. Ça m’effraie un peu parfois mais je suis très heureuse. Très. Très très très! 😃


atelier angus

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