A la maison, on tente depuis plusieurs années maintenant d'être plus conscients de nos choix de consommation ou de nos habitudes et de leurs impacts. Je parle bien d'en prendre conscience.
Pour moi, c'est déjà une première étape vers un comportement que j'estime personnellement plus responsable.
Parce que oui, le fait de se rendre réellement compte que nos comportements sont le résultat de choix que nous faisons ou ne faisons pas, permet de se remettre un petit peu en perspectives. Et après, chacun fait ses choix. Nous sommes libres de les faire, de prendre des décisions différentes.
Il ne faut pas se mettre des œillères, même si celles-ci permettent de vivre de manière clairement plus confortable. Si je ne sais pas alors je n'ai pas besoin de réfléchir à la question, et si je n'ai pas besoin de réfléchir à la question alors je ne risque pas d'avoir de balance décisionnelle qui s'installe dans ma tête, pas besoin de peser le pour et le contre, pas de tracas.
Mais selon moi il ne faut pas rester dans l'ignorance.
Une fois cette petite introduction faite, j'en reviens donc à nos petits changements d'habitude pris à la maison. La multiprises de la télévision coupée tous les soirs, l'achat de fruits et légumes de saison et si possible locaux, la diminution de notre consommation de viande, le tri consciencieux de nos déchets, la fabrication de lessive et de nettoyant maison etc... Il s'agit de notre petit cheminement personnel et je ne suis pas là pour vous dire : " Mais comment ça tu n'éteins pas ta multiprises?! Terroriste, va!"
Je dis juste qu'on est informé, qu'on reste à l'écoute, qu'on observe notre manière de vivre et qu'on établi des petites modifications progressives.
Je dis juste qu'on est informé, qu'on reste à l'écoute, qu'on observe notre manière de vivre et qu'on établi des petites modifications progressives.
Je voulais vous partager aujourd'hui, une information qui a déclenché chez moi un changement de comportement immédiat. Celui de l'impact énergétique de nos mails!
Parce qu'avant de lire ce tout petit encart présent dans le magazine Neon cet été, j'étais absolument inconsciente de ce que mes 1295 mails non lus sur Outlook engendraient d'un point de vu énergétique et donc écologique.
Pour la rédaction de ce billet, je me suis appuyée sur un article du site AMG informatique que je trouvais très explicite :
Un constat énergétique alarmant
Sans même le savoir la plupart du temps, les mails reçus et envoyés chaque jour mais qui ne sont généralement pas supprimés, sont automatiquement sauvegardés et stockés dans des serveurs au sein de « datacenters ». Ces centres de données sont d’immenses bâtiments hautement sécurisés et conçus pour accueillir des milliers de serveurs, mais qui ont toutefois une fâcheuse tendance à générer beaucoup de chaleur, Ils nécessitent donc d’être constamment refroidi par une climatisation performante et ce, 24H/24 et 7J/7. D’où une consommation énergétique quotidienne à la limite du raisonnable !
Sans même le savoir la plupart du temps, les mails reçus et envoyés chaque jour mais qui ne sont généralement pas supprimés, sont automatiquement sauvegardés et stockés dans des serveurs au sein de « datacenters ». Ces centres de données sont d’immenses bâtiments hautement sécurisés et conçus pour accueillir des milliers de serveurs, mais qui ont toutefois une fâcheuse tendance à générer beaucoup de chaleur, Ils nécessitent donc d’être constamment refroidi par une climatisation performante et ce, 24H/24 et 7J/7. D’où une consommation énergétique quotidienne à la limite du raisonnable !
L’économiste Daniel Thépin a d’ailleurs établi qu’un datacenter situé à la Courneuve, engloutit chaque année, l’équivalent des besoins en électricité d’une ville de plus de 50 000 habitants ! Or, à l’heure actuelle en Île-de-France, pas moins de 35 datacenters sont recensés.
Des emails à l’empreinte énergétique significative
C’est une réalité, chaque mail envoyé laisse un impact énergétique significatif. Et lorsque ce sont 500 milliards de mails en moyenne (spams compris) qui sont échangés chaque jour, l’empreinte carbone laissée par nos envois de mails s’avère forcément être considérable.
À titre d’exemple, selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), un mail avec une seule pièce jointe équivaut à une consommation de 25 watts par heure. Et en une heure, plus de dix milliards de courriels sont envoyés, ce qui correspond à 4 000 tonnes de pétrole.
Comment agir pour réduire l’impact énergétique ?
D’après une étude menée fin 2015 par le cabinet Carbone 4 (cabinet de conseil spécialisé dans la transition énergétique) pour Orange, supprimer 30 messages de sa boîte mail permet d’économiser l’équivalent de la consommation d’une ampoule pendant une journée.
Pour aller un peu plus loin, si chaque Français supprimait cinquante mails, le résultat équivaudrait à l’extinction de la tour Eiffel pendant quarante-deux ans ou bien celle de 2,7 milliards d’ampoules basse consommation pendant une heure.
Comment trier efficacement votre boite mail ?
- Commencez tout d’abord, par classer l’ensemble de vos mails par taille afin d’identifier les messages les plus volumineux qui comportent une ou plusieurs pièces jointes puis supprimer ceux que vous jugez inutiles ou obsolètes.
- Afin d’éliminer ces mails de façon définitive, n’oubliez également pas de supprimer les mails de votre boîte d’envoi puis enfin, de vider votre corbeille.
- Vous pouvez également vous désinscrire des newsletters qui ne vous intéressent plus et limiter la taille des mails que vous envoyez en compressant les pièces jointes.
Si comme moi, vous n'avez jamais vraiment trié vos mails, cela risque de vous prendre quelques temps au tout début et puis ensuite c'est une vraie routine qui s'installe!
Tous les matins, je supprime les mails présents dans les spam, je fais le tri dans mon courrier pèle-mêle ( une option de Outlook), idem pour la boite mail principale et une fois ce petit tri fait : je vide la corbeille!
Alors, l'impact énergétique des mails vous en aviez conscience vous?





































